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6 décembre 2015

Critique #6 : Ink — Quand les dessins prennent vie


Ink
(The Paper Gods #1)

AMANDA SUN

Harlequin Teen, 25 juin 2013
Uniquement disponible en anglais

Amazon / Goodreads


Après un drame familial, la dernière chose dont a envie Katie Greene, c’est de déménager à l’autre bout du monde. Coincée à Shizuoka avec sa tante, Katie se sent perdue. Seule.
Elle ne connait pas la langue, sait à peine tenir deux baguettes entre ses doigts et ne semble pas s’habituer à devoir retirer ses chaussures à chaque fois qu’elle entre dans un bâtiment.

Et puis il y a Tomohiro, séduisant mais distant, star de l’équipe de Kendo du lycée. Comment a-t-il vraiment obtenu cette cicatrice sur son bras ?
Katie n’est pas prête à entendre la réponse. Mais lorsqu’elle voit les dessins de Tomohiro s’animer, elle ne peut plus ignorer la vérité : Tomo est un descendant des anciens dieux du Japon, et ses pouvoirs échappent à tout contrôle lorsqu’il se trouve près de Katie. S’ils se font remarqués par les mauvaises personnes, ils deviendront des cibles.

Katie n’a jamais voulu déménager au Japon — maintenant, elle risque de ne pas s’en sortir en vie.
(Traduction personnelle)




Autant l’avouer tout de suite, ce qui m’attire immédiatement dans « Ink », c’est le fait que l’histoire se déroule au Japon, et nous offre une petit pan de culture japonaise, orienté YA mais de façon différente des mangas. Et ça, c’est vraiment cool ! Voyez ? Je suis déjà hyper emballée alors que je ne l’ai même pas encore lu… Oups.
En tout cas, c’est la première fois que je vois un roman YA sur ce thème et j’ai hâte de le lire. En plus, il y a une romance, tout ce que j’aime.
J’espère que l’univers sera respecté sans être trop exagéré, après, j’ai vu que l’auteure avait vécu au Japon donc j’imagine que ce sera bien documenté et du coup, réaliste.

Ah… Katie !
Cette brave petite américaine, encore sous le choc de la mort de sa mère (mais qu’est devenu le père ?!), obligée d’aller vivre à l’autre bout du monde, avec une tante qui a littéralement fui les États-Unis. Katie, c’est un peu la meilleure copine par excellence, gentille, drôle, curieuse, courageuse, maladroite… C’est un peu cliché, mais elle est vraiment attachante, surtout devant toutes les petites gaffes qu’elle commet vis-à-vis des us et coutumes japonais. Je me suis attachée à elle car je suis aussi une gaffeuse, et je m’imagine très bien dans les situations embarrassantes qu’elle traverse…
C’est un personnage classique des codes YA, mais attrayant.
Quant à Tomohiro, j’ai plus de mal à prendre du recul sur lui, mais dès le début, j’ai trouvé qu’il était un peu comme une enfoiré affectif. Séduisant mais froid, rustre mais charmant… Asshole dans l’âme mais gentleman d’un autre côté. Une fois qu’on a compris que cette attitude distante n’est qu’une façade, le personnage prend des couleurs, devient plus intéressant… Au final, je les aime bien ces deux-là, même si ça promet un amour torturé.
Les autres personnages sont peu présents mais restent cohérents, surtout Yuki ! Tanaka est totalement transparent et Jun… mystère, mystère…

L’histoire est plutôt originale, notamment grâce la référence aux Kamis, à Amaterasu ou encore Susanoo. Des divinités que l’on croise plus communément dans les mangas ou les animés, ou même les jeux vidéo. Mais là, ça me parle bien, j’imagine aisément ces calligraphies japonaises prendre vie sous les yeux de Katie…
A priori, l’intrigue n’est pas très complexe, mais l’accent est mis sur le danger qui menace nos deux héros, danger qui ne cesse d’augmenter avec le temps qu’ils passent ensemble.
En parlant de ça, leur coup de foudre est assez mignon. Il y a une petite notion de pureté et d’innocence, de par la différence de culture, la barrière du langage et la façon dont les japonais expriment globalement leurs sentiments. C’est vraiment bien fait et j’ai adhéré à 200%.

L’auteure a pris la liberté de distiller, ici et là, des mots écrits volontairement en japonais et je trouve que c’est une bonne idée. Déjà parce que ça donne un peu de relief à certaines situations, mais en plus, ça donne un petit côté pédagogique, en apprenant certaines expressions ou formulations. C’est du meilleur effet pour permettre à tous d’accéder à l’histoire sans se sentir trop… Gaijin. Même si, dans le fond, c’est inévitable bien sûr, c’est ce qui fait aussi la beauté de la culture japonaise, cette manière de tout coder, jusqu’à la façon de saluer quelqu’un, si c’est un ami, une simple connaissance, un étranger, un ami très proche, etc.



— Katie et Tomohiro.

— L’intrigue se déroule au Japon et respecte les codes de la culture japonaise.

— L’histoire est originale.

— Original mais surfe un peu trop sur les codes de la littérature YA.

— Quelques exagérations autour de Tomohiro.

— Amour impossible doublé d’un triangle amoureux.


Ce fut une lecture passionnante. C’est vrai que je suis toujours très curieuse en ce qui concerne la culture japonaise et ça m’a fait plaisir de lire un livre comme celui-ci.

Je recommande cette lecture à tous les curieux ou tous ceux qui se retrouvent dans la littérature YA tout ce qu’il y a de plus pure. Après, si vous n’êtes pas fan des dramas japonais, passez votre chemin.
Peace, et bonne lecture !



Classique sur la forme, original dans le fond



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