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13 décembre 2015

Critique #12 : The Book of Ivy — Amour, meurtre et trahison


The Book of Ivy
(The Book of Ivy #1)

AMY ENGEL

Lumen, 5 mars 2015

Amazon / Booknode


Au nom de quoi seriez-vous prêt à tuer ?

À la suite d'une guerre nucléaire dévastatrice, la population des États-Unis s'est retrouvée décimée. Un groupe de survivants a fini par se former, mais en son sein s'est joué une lutte de pouvoir entre deux familles pour la présidence de la petite nation. Les Westfall ont perdu.
Cinquante ans plus tard, les fils et les filles des adversaires d'autrefois sont contraints de s'épouser, chaque année, dans une cérémonie censée assurer l'unité du peuple. Cette année, mon tour est venu.
Je m'appelle Ivy Westfall, et je n'ai qu'une seule et unique mission dans la vie : tuer le fils du président que je suis destinée à épouser. L'objectif, c'est la révolution, et le retour au pouvoir des miens. Peu importe qu'un cœur de chair et de sang batte dans sa poitrine, peu importe qu'un innocent soit sacrifié pour des raisons politiques. Peu importe qu'en apprenant à le connaître, je fasse une rencontre qui change ma vie. Mon destin est scellé depuis l'enfance.

Bishop doit mourir. Et je serai celle qui le tuera.

Née pour trahir et faite pour tuer... Sera-t-elle à la hauteur ? "The Book of Ivy" est le premier roman d'Amy Engel, à la fois suspense insoutenable, dystopie cruelle et histoire d'amour torturée.




Je suis tombée par hasard sur une chronique de ce livre peu de temps avant sa sortie française. Cette chronique, très élogieuse, m'a tout de suite mise l'eau à la bouche, et pour cause, c'est tout à fait le style d'histoire que j'affectionne quand je cherche de la littérature YA. J'avais deux choix : l'acheter immédiatement en anglais, ou attendre quelques semaines pour la version française. Finalement, j'ai attendu, et je ne regrette pas : quelle couverture !

Commençons par le commencement, L’histoire est bien sûr centrée sur Ivy. Narration à la première personne et au présent, tout ce que j’aime donc c’est génial. Niveau immersion, on ne peut pas faire plus efficace.
On débute dès les premières pages avec le mariage d’Ivy et de Bishop, un moment très important donc, qui permet de placer sans attendre les tenants et les aboutissants de l’intrigue et… d’en faire le livre le plus prévisible de tous les temps…
J’avoue avoir été un peu désappointée par ce choix, mais l’histoire est clairement centrée sur le couple Ivy / Bishop et leur histoire d’amour « torturée ». Qui n’a de « torturée » que le nom d’ailleurs, comme je l’ai dit, c’est hautement prévisible et tout ce qu’il reste au lecteur c’est la découverte de cette romance qui se fait pas à pas, avec du soin.

Ivy est assez attachante je dois dire. Elle n’est pas franchement courageuse sans être lâche, pas super drôle non plus, mais elle a un petit brin de naïveté qui la rend distrayante. Et cette petite romance avec Bishop lui donne des couleurs, une existence propre. C’est le genre de fille à changer complètement lorsqu’elle tombe amoureuse, elle devient vivante et se détache de l’image que sa famille projette sur elle. Ça, c’est un vrai point positif.
Bishop est, quant à lui, le candidat idéal pour ce roman. Le type tout droit sorti de la bible du YA. Beau, séduisant, mystérieux, bien sous tous rapports, courageux, patient, fort, juste… blah blah blah… Quel cliché ! Et par conséquent, HYPER prévisible.
M’enfin, je dis ça, mais je les aime bien tous les deux, ils sont sympathiques.
Pour les autres personnages, je crois bien les avoir oubliés à la minute où j’ai fermé le bouquin. C’est terrible mais ils sont vraiment fades, très fades… À part peut-être le père de Bishop, que j’affectionne un peu plus que les autres. Mais sinon, c’est le grand désert.

la fin du roman, j’étais un peu déstabilisée. Je pensais que le côté dystopique serait un peu plus mis en avant, qu’il représenterait le point principal du roman, mais ce n’est pas le cas. Pas du tout. Le point central du roman, c’est l’histoire d’amour d’Ivy et de Bishop. La fameuse revanche passe au second plan.



— Romance sympathique.

— Narration addictive.

— La fin relève le niveau.

— Trop prévisible.

— Dystopie loin derrière la romance.

— Livre très court.


J’ai été très surprise par ce roman, tant sur le positif que sur le négatif. Ce n’est pas un mauvais livre, mais je pense que l’univers dystopique n’est là que pour servir la romance, rien de plus.
Cela dit, j’aime les histoires d’amour et j’ai, bien malgré moi, tout lu jusqu’à la fin juste pour en connaître l’aboutissement. La fin est d’ailleurs d’un meilleur niveau que le reste du roman.
J’ai longtemps hésité sur la note à attribuer, parce que j’ai apprécié ma lecture et je l’ai lu jusqu’à la fin. Je savais aussi, avant de le lire, que l’histoire d’amour serait très importante et surpasserait le reste. Mais j’espérais quand même un peu plus d’enrobage. Donc je m’arrête à quatre étoiles, ce qui est déjà une très bonne note, parce que le livre est bon et bien écrit. J’aurais pu mettre la note maximale si l’univers avait été d’avantage développé.
J’attends mieux et plus du deuxième tome sur ce point.
Je recommande si vous aimez les romances YA, pour la dystopie pure, on repassera plus tard.



Agréable et distrayant



1 commentaire:

  1. J'avoue que le côté dystopique est simple, pas très présent. Elle sert plus à la romance mais cela reste pas moins une lecture addictive.

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