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24 février 2016

Critique #37 : DUFF — Dodue Utile Franchement Fade, CQFD.


DUFF - Dodue Utile Franchement Fade

KODY KEPLINGER

Hachette, 6 janvier 2016

Amazon / Booknode


Meilleure amie ? Boulet ? En fait, elle est leur... DUFF !

Bianca n’est peut-être pas la fille la plus jolie, ni la plus populaire du lycée mais elle a d’autres atouts : deux meilleures copines, un esprit mordant et beaucoup de second degré.
Elle est aussi bien trop maligne pour tomber sous le charme du sexy Wesley, coureur de jupons invétéré et son ennemi juré depuis qu’il la surnomme la D.U.F.F (Dodue, Utile et Franchement Fade).
Jusqu’au jour où elle commence à se demander si ses vraies ennemies ne seraient pas en fait ses amies si jolies, si parfaites et si populaires qui ont fait d’elle leur faire valoir : la copine un peu moche mais bien utile… leur D.U.F.F. ?
Fatiguée d’être toujours reléguée au second plan, Bianca décide de sortir de l’ombre et de se débarrasser de son surnom en menant une véritable révolution contre les impitoyables règles sociales du lycée. Et en croisant sur son chemin un improbable allié…




DUFF (The Duff en VO), c’est avant tout un film pour moi. Un film devant lequel j’ai beaucoup ri, tant c’était drôle, original et rafraîchissant. Mais lors de mon visionnage, je n’avais pas remarqué que c’était tiré d’un roman, je m’en suis aperçue que lorsque j’ai croisé le roman au rayon Jeunesse d’une librairie. Ils avaient repris l’affiche du film pour la cover du livre. Je me suis dit que c’était peut-être une novelisation, et puis il y a avait cette pastille jaune dessus, dans laquelle était écrit (en belles lettres rouges) : « Le roman à l’origine du film ».
Whoups…

DUFF est écrit au passé composé et raconté du point de vue de la « charmante » Bianca. Et le style s’adapte donc à cette personnalité si particulière, c’est bien fichu et ça donne une vraie identité au livre.

Bianca Piper est une jeune adulte de presque 17 ans qui a un véritable caractère de cochon, comme on en voit peu. Cela dit, elle n’est pas du tout ennuyeuse, au contraire, elle a beaucoup d’humour et une répartie à toute épreuve. D’un physique plutôt quelconque, elle profite du fait qu’elle est pratiquement transparente pour se permettre… une petite folie.
Je l’aime beaucoup. C’est une sacrée tête de mule mais très attachante.
Bien sûr, Bianca ne serait pas aussi drôle si elle n’était pas constamment confrontée à Wesley Rush. Vous savez ? Le Capitaine de l’équipe de football, beau comme un dieu, ou à défaut, nettement au-dessus de la moyenne. Ils se ressemblent sur bien des points, car Wesley est également une belle tête de mule, en plus d’être un coureur de jupon (version polie). Il prend un plaisir manifeste à faire sortir Bianca de ses gonds mais n’en reste pas moins un personnage attachant qui vit dans le déni et qu’on a envie d’aimer.
Et puis, qui dit DUFF, dit : meilleures amies top canon. Et dans ces rôles, j’appelle Casey et Jessica ! Sympa, dévouées, loyales, carrément nunuches et aussi naïves mais intéressantes, même si elles n’apparaissent finalement pas beaucoup, car l’essentiel se déroule entre Bianca et Wesley.

Ces deux-là forment un duo tumultueux et conflictuel. Mais l’alchimie se fait. Je ne veux pas comparer au film mais je trouve que leur relation se construit de manière tout à fait abrupte sans perdre en crédibilité et en cohérence.
Dans l’ensemble, il n’y a pas de temps mort et l’histoire se construit petit à petit jusqu’à arriver à un turning point où tout semble compromis… Aaaaah, misère !
C’est simple et basique, mais maîtrisé et addictif.



— Le couple star : Bianca/Wesley.

— Une histoire d’amour mignonne et réaliste.

— Page-turner…

— Intrigue basique mais bien menée, en conséquence, j’aurais aimé une fin un tout petit peu plus… longue.


C’est très réussi. J’ai adoré !
Pour le coup, ça n’a rien à voir avec le film et ce n’est pas plus mal. Le film garde le postulat de départ mais va dans une direction bien précise, alors que le roman propose une autre version tout aussi géniale voire même carrément meilleure. Cela dit, l’un comme l’autre m’ont beaucoup plu. Je suis contente d’avoir enfin lu le roman qui a inspiré le film et pour moi, les deux se valent, l’un est plus drôle que l’autre, mais l’autre reste plus… sexy…, hum.
Je le conseille, même si vous avez vu le film, vous allez redécouvrir l’histoire de Bianca et Wesley, autrement, vous allez la découvrir, et vous allez apprécier ! Et puis... si vous n'avez pas encore vu le film, foncez !



Une lecture légère mais addictive



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