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3 février 2016

Critique #29 : Hover — Vacances en pension complète sur Loge


Hover
(The Taking #2)

MELISSA WEST

Entangled Teen, 13 août 2013
Uniquement disponible en anglais

Amazon / Goodreads


Sur Terre, Ari, dix-sept, a appris à ne jamais regarder... Pourtant, si elle veut survivre sur sa nouvelle planète, il va falloir qu’elle les garde bien ouverts, ses yeux. Parce que Zeus est prêt à tous pour sauver son peuple, et il a un plan.

Des milliers d’humains ont voyagé jusqu’à Loge après qu’une neurotoxine mortelle ait été libérée dans l’atmosphère terrienne, les laissant pour mort. Ils étaient à la recherche d’un refuge afin d’y mener une nouvelle vie, mais ils sont devenus des esclaves, destinés à faire la guerre contre leur planète natale. À moins qu’Ari et Jackson n’arrivent à les arrêter. Mais sur Loge, tout est question de faux-semblants… et on ne peut faire confiance à personne.
(Traduction personnelle)




Attention : Comme pour toutes les critiques de suite, les paragraphes qui suivent peuvent comporter des spoilers, uniquement pour les personnes n'ayant pas lu le premier tome. Pour les autres, pas de panique, je n'ai rien mis de compromettant.

Le premier tome de cette trilogie a été un gros coup de cœur, il m’avait conquise en réunissant ingénieusement tous les éléments que j’aime dans un roman YA. « Gravity », c’était la découverte, les premiers sentiments, les trahisons et le début d’une guerre. Avec « Hover », j’attends tout d’abord des réponses, parce que les questions sont nombreuses, et puis mince, je me demande comment tout ça va bien pouvoir se décoincer, parce que ça part en cacahuète. Comme on dit. ^^

Le roman suit directement la fin du premier tome, les évènements prennent place un mois après, précisément.

D’emblée, il y a de l’eau dans le gaz entre Ari et Jackson, prévisible mais pas désagréable. Ils ne seraient pas aussi attachants s’ils n’étaient pas un peu ballotés. Ari doit se remettre d’une très vilaine trahison et apprendre à faire confiance. Jackson doit se racheter (Ça, c’est moi qui le dit) et il doit surtout désamorcer la situation dans laquelle il s’est fourré tout seul. Il va vraiment falloir qu’il apprenne à communiquer, qu’il ait moins peur.
Le roman est essentiellement centré sur eux mais là encore, ce n’est pas désagréable car il y a beaucoup de non-dits et comme Ari est devenu extrêmement méfiante, il faut bien ça pour que le dialogue s’installe vraiment et qu’ils agissent (enfin !) comme deux véritables partenaires.
On en apprend également un peu plus sur Zeus et la famille de Jackson, c’est particulièrement intéressant et encore plus tordu que ça en avait l’air dans le premier tome.

On peut dire que ce roman est beaucoup moins tourné vers l’action mais il compense par son ambiance tendue et son suspense. La première partie est surtout consacrée à Ari, elle s’interroge, découvre la vie sur Loge et surtout, les us et coutumes. Puis vient la seconde partie du roman dans laquelle on commence à entrapercevoir les véritables desseins de Zeus, et où il va bien falloir qu’Ari et Jackson travaillent de concert, avec l’aide d’autres alliés inattendus bien sûr, pour sauver les humains sur Loge, mais également ceux sur la Terre, et puis, accessoirement, tous les Ancients. Ça en fait du monde à sauver !
Et la fin… cette FIN. Une vraie torture pour moi. Une vraie torture pour quiconque apprécie le roman. C’est brillamment orchestré et sournois de la part de Melissa West, mais c’est génial.



— Une romance soigneusement développée et passionnelle entre Ari et Jackson.

— La vie sur Loge.

— Ah… quel suspense ! Pardi !

— Ari s’interroge pas mal quand même… peut-être un peu trop.


Une très bonne suite, à la hauteur du premier tome qui avait déjà placé la barre très haut. Un poil laborieux dans la première partie, parce qu’Ari ressasse et rabâche sans cesse, cela dit, quand on voit le résultat une fois qu’elle est décidée, on se dit que ça en valait la peine…
L’auteure prend un plaisir pervers à torturer ses personnages, et les lecteurs par la même occasion, mais là encore, ça en vaut la peine et il est impossible de résister à l’envie de se jeter sur le troisième tome. En tout cas, Melissa West a bien travaillé à l’école : on ne néglige pas la conclusion car c’est la dernière chose que lit le lecteur, et là, c’est merveilleux et en même temps, un déchirement.



Une douce torture



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