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8 avril 2016

Critique #48 : Les proies — C'est très incomplet !


Les proies
(Les vivants #2)

MATT DE LA PEÑA

Robert Laffont, 11 février 2016

Amazon / Booknode


Quand le tremblement de terre a frappé, Shy était en mer pour son job d'été. Le paquebot où il était employé comptait parmi les plus luxueux qui aient jamais existé. Il repose maintenant au fond de l'océan Pacifique, avec presque tous ses passagers. Shy n'a pas été le seul à s'en tirer. Addie, fille d'un richissime et mystérieux homme d'affaires, l'a rejoint sur son canot de sauvetage. Mais lorsqu'ils ont atteint l'île providentielle où se sont réfugiés les rares survivants, elle s'est évanouie dans la nature. Shy se console en retrouvant Carmen, sa superbe collègue, et ensemble ils découvrent un moyen de rentrer chez eux. Avant de disparaître, Addie lui a confié un secret. Un secret pour lequel certaines personnes seraient prêtes à tuer - et ont déjà tué. Elle possède le moyen de tout faire basculer. Mais où est-elle ? Tous les indices pointent vers la Californie, dévastée par les catastrophes et infestée de gangs armés. La route sera longue...




Attention : Comme pour toutes les critiques de suite, les paragraphes qui suivent peuvent comporter des spoilers, uniquement pour les personnes n'ayant pas lu le premier tome. Pour les autres, pas de panique, je n'ai rien mis de compromettant.

J’avais prévu de poster cette critique bien plus tôt, j’aurais d’ailleurs attribué à ce roman la note maximale, pour bien des raisons, mais j’ai appris entre-temps que ce deuxième livre était en réalité la fin, et pas une transition comme je le croyais à la base, tant le déroulement de ce roman rappelle celui d’un tome en milieu de série plutôt que d’une fin. Donc, changement de note, changement de critique, changement de vision, changement de tout… Rhaaa, c’est trop bête.

On reprend donc nos héros là où on les avait laissés à la fin du tome 1, ils se trouvent à bord d’un bateau, non loin des côtes américaines qu’ils essayent de rejoindre à tout prix parce qu’ils ont une mission d’une importance capitale à accomplir.

La première chose qu’il faut souligner, c’est l’évolution perceptible des personnages qui, devant le danger, vont se révéler, pour la plupart, particulièrement coriaces.
Il y a tout de suite un détail qui marque au début de la lecture, c’est le « le garçon » qui servait à désigner Shy qui se transforme en « le jeune homme ». Ça veut tout dire il me semble. Shy prend les choses en mains et entend bien mener sa mission à terme, avec succès. Tiraillé entre le besoin de savoir si sa famille est en vie, ses sentiments envers Carmen mais aussi Addie, et toutes ses interrogations sur ce monde fracturé et impitoyable, il va devoir faire preuve de sang-froid voire même d’une certaine sévérité s’il veut vraiment s’en sortir et protéger ses amis.
Carmen est un peu plus de la partie dans ce roman, pour mon plus grand malheur. Je ne l’aime pas, mais je ne l’aime pas… à un point, qu’il m’a carrément été désagréable de lire ses passages, mais pas le choix, vu qu’elle est pratiquement tout le temps avec Shy. Je la trouve trop superficielle et trop agaçante compte tenu du sérieux de la situation. Sans parler de sa manie particulièrement agaçante d’employer des mots en espagnol pour accentuer ses insultes. Elle, latino-américaine qui va épouser un riche « blanquito », est finalement la première ambassadrice du choc des cultures et des classes sociales. Que c’est chiant…
En revanche, ça vient complètement changer mon opinion sur ce brave Shy, qui fait preuve d’une telle détermination… C’est comme ça que je l’aime.
Addison est toujours là, mais juste un poil et on ne peut pas dire que ce soit grandiloquent. Moi qui l’appréciait assez à la fin du premier tome, j’en suis réduite à la mettre dans le même panier que Carmen : au rebut !
Quant à Cireur, l’auteur lui accorde une très grande place dans le roman, on le découvre sous son vrai jour et on se rend compte à quel point c’est un personnage intéressant, original et fort.

J’ai lu ce roman en pensant qu’il faisait partie d’une trilogie, et dans cette optique, j’ai apprécié chaque petit instant passé avec Shy, chacune de ses déconvenues, chacun de ses moments de doute ou au contraire, de ses moments de grandeur. Et j’ai adoré le développement du roman qui répond à certaines interrogations tout en en soulevant de nombreuses autres, sans jamais perdre en intensité.
La fin est, toujours dans mon optique de départ (erronée je le rappelle), plutôt bien. Elle est très ouverte, ne répond pas vraiment aux questions soulevées mais laisse planer une promesse de nouvelles aventures et de réponses pour un troisième tome. Or, dans ma grande Boulettitude, j’ai appris qu’il n’y avait PAS de troisième tome, que ceci était donc la fin de cette aventure incroyable. Et je suis obligée de revoir cette conclusion. Parce que vu comme ça, elle ne répond à rien, mais rien du tout. C’est simple : chaque aspect amené dans le roman, depuis le premier tome même, ne trouve ni confirmation ni contradiction. C’est littéralement comme s’il manquait un bout de roman. J’en reviens toujours pas.



— L’histoire : soignée, travaillée.

— Shy, au top dans ce tome, euh, pardon, cette fin. ^^

— L’évolution des personnages bien travaillée.

— La fin. Sans blague.

— Tous les éléments féminins de ce roman.

— LA FIN !!!! JE ME SENS FLOUÉE !!!!


Comme je l’ai dit un peu plus tôt, j’aurais volontiers mis cinq étoiles à ce roman, tant j’ai aimé le lire, en tant que suite du premier, mais pas en tant que fin. Du coup, ça re-dégringole à trois étoiles. Cela dit, j’ai passé un super moment jusqu’à la f.. non, je ne peux pas le dire, c’est trop douloureux. Du coup, je vous déconseille cette lecture, et si vous êtes ici par curiosité pour le premier tome, je vous invite à ne pas lire le premier, autant vous épargnez toute cette frustration avec cette f.. aux antipodes d’un épilogue. * Mode rageuse : ON *



Incroyable et sacrément sadique



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