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14 avril 2016

Critique #51 : Ice Like Fire — Un voyage salvateur en Primoria


Ice Like Fire
(Snow Like Ashes #2)

SARA RAASCH

Balzer + Bray, 13 octobre 2015
Uniquement disponible en anglais

Amazon / Goodreads


Cela fait trois mois que les Winterians ont été libérés et que le roi de Spring, Angra, a disparu – en grande partie grâce à l’aide de Cordell.

Meira souhaite simplement que son peuple soit en sécurité. Lorsque les Winterians se voient obligés de retourner travailler dans leurs mines pour payer leur dette aux Cordellans, ils déterrent quelque chose de puissant et potentiellement dangereux : le dernier gouffre magique de Primoria. Theron le voit comme une opportunité – avec toute cette magie, le monde peut finalement faire face à des menaces telles que celle que représente le roi Angra. Mais Meira redoute les dangers que peuvent causer le gouffre – la dernière fois que le monde a eu accès à autant de magie, il a créé le Fléau. Alors lorsque le roi de Cordell leur ordonne de mener une mission à travers les royaumes de Primoria pour découvrir les secrets du gouffre, Meira prévoit d’utiliser ce voyage pour trouver des soutiens et laisser le gouffre scellé, protégeant ainsi Winter – même si cela signifie qu’elle doit s’éloigner de Theron. Mais peut-elle vraiment accomplir quoi que ce soit sans mettre en danger les personnes qu’elle aime ?

Mather souhaite simplement être libre. Les horreurs infligées aux Winterians sont encore dans toutes les mémoires à Januari – laissant Winter vulnérable devant l’oppression grandissante de Cordell. Lorsque Meira quitte le royaume à la recherche d’alliés, Mather décide de s’occuper lui-même de la sécurité de Winter. Peut-il reconstruire son royaume en ruines et protéger ses sujets de nouvelles menaces ?

Alors que le voile de pouvoir et de duperie s’épaissit, Theron se bat pour la magie, Mather lutte pour son royaume – et Meira commence à se demander si elle ne devrait pas plutôt combattre pour sauver le monde, et pas juste Winter.
(Traduction personnelle)




Attention : Comme pour toutes les critiques de suite, les paragraphes qui suivent peuvent comporter des spoilers, uniquement pour les personnes n'ayant pas lu le premier tome. Pour les autres, pas de panique, je n'ai rien mis de compromettant.

J’ai eu un vrai coup de cœur pour le premier tome. Il m’a surpris avec un univers riche et détaillé, et une palette de personnages attachants qui tentent, tant bien que mal, de trouver leur place dans un jeu de pouvoir sans merci. Donc, pour cette suite, j’attends vraiment des réponses sur le destin de Meira, et de Winter. Du concret, pardi ! Et puis aussi sur les conduits, et sur ce qu’il advient d’Angra…

Bon, ça commence relativement lentement et j’avoue avoir eu du mal à me remettre dans l’histoire à cause des nombreuses (trop !) interrogations de notre héroïne. Dans ce tome, la narration est alternée avec quelques POVs de Mather. C’est une bonne idée, mais il y en a très peu, moins d’une dizaine, comparé au reste qui est consacré à Meira. Ça permet de mieux comprendre Mather et j’aurais aimé encore plus de chapitres lui étant réservé, mais c’est comme ça, on n’a pas toujours ce que l’on veut.

Dans ce tome, Meira est donc beaucoup plus interrogative, j’imagine que son rôle de reine tardif ne lui facilite pas la tâche, mais quand même, à un moment, elle m’a un peu perdue à force d’être dans la réflexion et la contemplation. Elle qui était si sure d’elle lors du premier tome, son nouveau statut lui fait remettre en question les seize dernières années de son existence et c’était… un peu long. Sans parler du fait qu’elle est constamment manipulée et qu’elle ne voit jamais rien venir. C’en est presque drôle, presque.
Quant à Mather, j’en ai parlé au début de cette critique, mais son rôle est encore plus minime dans ce tome, et il en est réduit à quelques chapitres où il est surtout question d’auto-apitoiement et de sentiments non déclarés, avec un soupçon de rébellion. Autant dans le premier tome, je ne savais pas trop quoi penser de lui, autant là, je m’attache vraiment, parce que je sais enfin ce qui lui passe par la tête et je suis même plutôt d’accord avec lui.
Theron passe le plus clair de son temps avec Meira, pour sa grande quête, et plus ça va, moins je l’apprécie, ses petites cachotteries durent trop longtemps pour être vraiment appréciables et même s’il prend rapidement la position de celui qui est manipulé (encore plus que les autres) puis jeté comme un bout de chiffon, je n’arrive pas vraiment à éprouver de la sympathie pour lui, encore moins de l’empathie.
Peu de nouveaux personnages dans ce roman, et pourtant on découvre de nouvelles régions, mais la plus marquante reste bien sûr Ceridwen, une princesse de Summer, qui doit chaque jour faire avec une position qu’elle ne supporte plus, un pays où l’on se revend des esclaves et un amour impossible. Que de destins brisés dans ce roman !
Quoi qu’il en soit, elle est plutôt attachante et bien plus réactive que Meira, bien que son cynisme lui joue des tours.

Dans l’ensemble, la joute politique dans laquelle se lance Meira n’est pas très emballante, tout semble jouer d’avance et Meira fait difficilement preuve de l’aplomb qu’elle devrait normalement avoir en qualité de souveraine. Sa grande quête pour sauver le monde (Sans rire) stagne jusqu’au trois quarts du roman (Sans rire bis) et se débloque tout à coup, en une poignée page. C’est beaucoup beaucoup trop rapide et j’aurais préféré que ce soit ce point spécifique qui soit particulièrement développé plutôt que les tergiversations sempiternelles de tel ou tel contrée, pays, royaume, saison (Rayez la mention inutile).
Ma lecture a été quelque peu hachée, en raison du rythme inégal du roman mais malgré tout, j’ai tenu bon jusqu’à la fin et je dois dire que cette dernière donne envie de lire la suite.



— Mather un peu plus mis en avant.

— Des réponses apportées, tardivement, mais bien présentes.

— Très long, trop contemplatif.

— L’intrigue ne progresse pas pendant de longs chapitres, et puis tout à coup, paf, tout est presque résolu.

— Un grand méchant qui pointe le bout de son nez au bout d’un certain temps mais qui n’est pas super charismatique.


Je ressors de cette lecture vraiment mitigée, parce que j’en attendais beaucoup et que je me suis ennuyée sur une partie (importante) du roman. L’histoire est vraiment plaisante, mais je pense que l’auteure a fait trainer en longueur certains événements au détriment de l’intrigue qui s’est, de fait, complètement refroidie. La fin sauve l’honneur mais n’efface pas l’ennui ressenti durant la lecture.
Je me tâte quant à savoir si je vais lire la suite, mais j’ai bien envie de savoir comment tout cela va se terminer même si j’ai ma petite idée, parce que ça paraît plutôt évident maintenant.



Une suite à l’efficacité restreinte



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