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29 juillet 2016

Critique #87 : Godzilla — Il est gros, il fait beaucoup de bruit et il détruit tout


Godzilla

GREG COX

Titan Books, 20 mai 2014
Uniquement disponible en anglais

Amazon / Goodreads


Le physicien nucléaire Joseph Brody enquête sur de mystérieux phénomènes qui ont lieu au Japon, quinze ans après un incident qui a irradié la région de Tokyo et déchiré sa propre famille. Refusant de s’en tenir à la version officielle qui évoque un tremblement de terre, le scientifique revient sur les lieux du drame accompagné par son fils Ford, soldat dans la Navy. Ils découvrent que les incidents ne sont pas liés à une catastrophe naturelle, mais à des monstres réveillés par des essais nucléaires dans le Pacifique au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Ces créatures sont surveillées par une organisation nommée Monarch, mais elles menacent bientôt la sécurité de l'archipel d'Hawaï et la côte Ouest des États-Unis. Au même moment, la compagne de Ford, infirmière et jeune maman, gère les blessés dans un hôpital de San Francisco.




J’ai adoré le film… sans remettre en question mes goûts cinématographiques, j’ai vraiment beaucoup adoré le film, et tout comme j’ai fièrement économisé mes deniers pour m’offrir le steelbook du film, j’ai profité de l’occasion pour me prendre la novelisation… J’ai été surprise d’y trouver un vrai complément du film, mais quelque part, un peu déçue que Greg Cox ne traite pas mieux certains aspects.

Le récit est au passé et à la troisième personne. J’ai trouvé le style soigné, efficace, sans être trop soutenu. Mais je commence à bien connaître Greg Cox maintenant et je sais qu’il est très doué dans ce genre d’exercice. Le roman suit le film avec fidélité mais ajoute toutefois une ribambelle de scènes supplémentaires bienvenues.

Tout comme dans le film, on découvre d’abord Joe Brody, un ingénieur nucléaire en poste au Japon, avec sa femme et son jeune garçon. Le couple travaille ensemble dans une centrale nucléaire et tout va à peu près bien jusqu’à ce qu’une série de secousses sismiques importantes provoquent une brèche dans la sécurité qui force Brody senior à boucler la centrale, au risque de provoquer un incident nucléaire catastrophique…
On suit essentiellement Ford sur toute la longueur du roman, avec de longs chapitres autour de l’équipe de spécialistes du Dr Serizawa et des militaires.
J’ai beaucoup plus d’affection pour Ford sur le papier qu’à l’écran. J’imagine que ça doit venir de l’acteur… en tout cas, en enlevant sa vilaine trogne de l’équation (opinion purement arbitraire et personnelle), on obtient un brave soldat, terriblement amoureux, conscient que son mariage peut basculer et qu’il a à peine croisé son fils âgé de quatre ans à cause de ses missions répétées.
Pour les autres personnages, le savoir-faire de Greg Cox n’apporte malheureusement rien de plus que ce que le film apportait déjà. J’aurais aimé un peu plus d’approfondissement sur Serizawa et son organisation, chargée d’enquêter sur les MUTOs tels que Godzilla. Mais à défaut d’avoir porté son attention sur nos scientifiques, Cox a mis le paquet sur les fameux MUTOs, en dressant un portrait détaillé et effrayant. J’y étais complètement, j’avais l’impression de les voir bouger devant moi.
Je ne parle même pas de Godzilla, qui, mine de rien, devient un personnage à part entière, même si ça reste une très grosse bébête à écailles qui crache du feu et qui piétine, juste un peu, tout sur passage.

Donc, étant donné que le roman suit le film, il n’y a pas grand-chose à dire sur l’histoire. Comme pour toute novelisation, je m’attendais à du contenu supplémentaire pour étayer certaines scènes très creuses du film, je l’ai eu, j’ai eu aussi plus d’action et de suspense.
J’espérais que les phases de combats soient plus longues aussi, elles sont très bien décrites et immersives, mais il n’y a rien de plus que dans le film et ça, c’est vraiment dommage.
La fin est super dans le sens où elle est plus précise qu’à l’écran, et quand on sait que deux autres films sont prévus pour en faire une trilogie, ça fait baver ! Encore faut-il avoir aimé, ça je vous l’accorde, ah ah !



— L’accent mis sur les… monstres.

— On sent bien que l’auteur aime ce genre d’histoire, parce que ça se ressent dans son écriture.

— L’accent pas mis du tout sur les humains, à part Ford.

— Rha ! Pourquoi ne pas avoir rallongé la sauce sur les combats ?


Je reconnais qu’il faut avoir apprécié le film pour apprécier la novelisation, mais même avec ça, je reste un peu sur ma faim. J’ai adoré me replonger dans l’univers du gros lézard dévastateur, mais j’attendais juste un peu plus au niveau des personnages et des combats avec les MUTOs.



Sympathique mais un poil incomplet



1 commentaire:

  1. Après avoir vu le film, je suis dégoutée de cette histoire ^^ J'ai pas du tout aimé le film, ce livre n'est pas pour moi ! :)

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