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22 août 2016

Critique #94 : La tour de l'hirondelle — Ciri Kicks Ass


La tour de l'hirondelle
(Sorceleur #6)

ANDRZEJ SAPKOWSKI

Milady, 21 juin 2012

Amazon / Booknode


Convaincu que Ciri s’apprête à épouser l’empereur de Nilfgaard, le sorceleur poursuit sa route vers le sud.
Mais ce périple est long et dangereux, car de nombreux ennemis se dressent devant lui. Tandis que les traîtres se dévoilent et que les complots éclatent, les doutes sur la véritable destinée de Ciri hantent tous les esprits.
D’autant qu’elle est aux mains d’un monstrueux chasseur de primes…




Attention : Comme pour toutes les critiques de suite, les paragraphes qui suivent peuvent comporter des spoilers, uniquement pour les personnes n'ayant pas lu le tome précédent. Pour les autres, pas de panique, je n'ai rien mis de compromettant.

En commençant ma lecture du tome 6, je ne partais pas d’un bon sentiment. Après un dernier livre en total décalage avec le reste de la saga, j’avais un peu peur de lire la suite…
Au final, c’est tout le contraire. Ce sixième tome surprend un lecteur endormi après un tome 5 soporifique, et l’auteur met le paquet, ne lésine pas sur les moyens ni sur les formes, et nous offre des moments cultes.

Encore une fois, j’ai beau y être habituée, je me sens toujours un peu désarçonnée lorsque l’auteur alterne joyeusement entre présent, passé et puis un p’tit coup de futur. Cela dit, s’il n’avait pas fait ça, je ne suis pas sure que le début aurait été si… saisissant.

D’abord, après l’avoir mise de côté pendant siiiiiiiii longtemps, on reprend enfin les rênes de l’histoire avec Ciri. La seule, l’unique. Mais pas la Ciri qui se cachait au sein d’une troupe de voleurs vagabonds, une nouvelle Ciri, traquée, acculée. Poussée à bout, elle montre une toute nouvelle facette, elle se révèle et la nouvelle Ciri est incroyablement terrifiante. C’est sa renaissance. C’est d’ailleurs l’image qui se rapproche le plus de la Ciri que l’on peut voir dans le jeu vidéo.
On passe un assez long moment avec notre jeune héritière, et c’était tout simplement excellent. Je n’en demandais pas tant, je suis comblée.
Mais vous me direz : « Mais… et Geralt ? ». Eh bien, Geralt reprend le beau rôle aussi. Il est toujours accompagné de ses quatre comparses improbables, mais la Providence a voulu qu’ils se séparent…
Dans tous les cas, Geralt s’est à nouveau fixé un objectif, et c’est ce qu’il le fait avancer et reprendre le dessus sur sa phase de profonde déprime.
Bien sûr, Jaskier y est pour beaucoup aussi, ce bougre de troubadour s’est mis en tête d’écrire… ses Mémoires… c’est mémorable, c’est drôle. C’est tout lui.
En revanche, j’ai commencé à prendre beaucoup de recul vis-à-vis des magiciennes et de la loge. Je suis perplexe, tout n’est toujours que perfidie et mensonge et j’ai eu beaucoup de mal à les cerner, j’ai même… probablement carrément échoué. Je ne sais plus trop quoi penser de Yennefer et de Triss en particulier, je suis même plutôt inquiète quant à leur devenir. À voir pour la suite…

Ce livre est pour moi, et de loin, le meilleur de toute la saga, hormis peut-être le premier tome. Il réunit tout ce qui m’avait manqué depuis les deux derniers tomes, au moins.
L’humour, bien présent et décapant. Parce Jaskier et Geralt, c’est toujours quelque chose. Il y a aussi un certain dialogue, dans une grotte, avec un certain ermite prophétiseur, qui m’a collé un sacré fou rire…
Cela étant, on ne passe pas son temps à rire non plus. Les phases avec Ciri sont parfaites, et sa transformation est une pure réussite sur le papier. C’est difficile de retenir un frisson d’effroi lorsqu’elle se met à aller dans le sens de sa destinée.
C’est toujours aussi sombre, mais riche en rebondissements et en surprises. De l’action, des combats sanglants particulièrement travaillés, et une trame qui prend irrémédiablement le chemin de sa conclusion.
C’était génialement bon, et puis c’est tout.



— Ciri est à l’honneur, et c’est excellent.

— Geralt revient dans la partie et nous offre des répliques cultes, au même titre que Jaskier.

— Un tome rythmé et des combats épiques.

— La construction du roman est très réussie.

— Une fin… mais une fin…

— Beaucoup de questions qui restent sans réponses, j’ai un peu peur pour le dernier tome.


Voilà un tome qui me réconcilie complètement avec la saga, et en même temps il était temps puisqu’on arrive à la fin.
J’ai vraiment été marquée par le retour de Ciri, qui est brillamment raconté et orchestré. J’ai enfin retrouvé mon Geralt, bougon mais qui n’en perd pas une, avec son fidèle allié Jaskier, et pour couronner le tout, la fin est tout simplement divine.
Je suis particulièrement enthousiaste pour le final, même si j’ai quelques petites réticences concernant la loge des magiciennes et certains points très précis de l’histoire qui restent pour le moment très flous.



Un excellent tome avant le final



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