Dernières critiques





29 août 2016

Critique #95 : Brave Story vol. 2 — À la poursuite des gemmes


Brave Story vol. 2
(Brave Story #2)

MIYUKI MIYABE

Pocket Jeunesse, 5 mars 2008

Amazon / Booknode


Wataru a quitté le monde réel pour celui de Vision. Le jeune garçon vient de réussir sa première épreuve sur la route qui le mène à la tour du Destin. En récompense, le vieux maître Lau lui a enfin donné son épée de héros.
Avec l'aide de ses amis Kee Keema et Mina, Wataru doit maintenant trouver les cinq pierres magiques. Chaque gemme lui apportera un pouvoir, afin d'affronter l'épreuve suivante, dans sa quête pour changer le cours du destin.




Attention : Comme pour toutes les critiques de suite, les paragraphes qui suivent peuvent comporter des spoilers, uniquement pour les personnes n'ayant pas lu le tome précédent. Pour les autres, pas de panique, je n'ai rien mis de compromettant.

J’ai lu ce deuxième tome pratiquement dans la foulée du premier. À la fin de ce dernier, on mettait à peine les pieds dans Vision et ma curiosité était plus que titillée.
Sans surprise, j’ai adoré cette suite, parce qu’elle se détache complètement du film d’animation ou encore du jeu, et à partir d’un moment, tout n’était plus que découvertes et révélations, avec tout de même, quelques petites choses très familières.

Vision, c’est précisément tout ce dont un amateur de Fantasy peut rêver : des animaux humanoïdes, de la magie en veux-tu en voilà, des dragons, des mythes fondateurs oubliés depuis la Création, des ruines à explorer… et des peuples que se déchirent entre eux. C’est d’ailleurs le premier d’une longue liste de points communs entre ce monde et le monde « réel ».

Wataru n’est pas dans Vision depuis une journée qu’il se met déjà dans de beaux draps, et pas qu’un peu, puisqu’il est accusé de meurtre, ni plus ni moins ! Et menacé de pendaison !
Vision est un monde impitoyable, où la justice est bafouée depuis bien trop longtemps…
Et en parlant de justice, Wataru n’en manque fichtrement pas, ce petit bout d’aventurier va tout faire pour prouver son innocence et trouver le coupable par la même occasion, tout têtu qu’il est.
J’adore l’évolution de Wataru, lui qui se croyait dénué de bravoure et de courage, le voilà qu’il en use et en abuse sans même s’en rendre compte. C’était tout simplement là, en lui, depuis le début, comme une ressource ne demandant qu’à être exploitée.
Au cours de cette première péripétie, Wataru va faire la rencontre de Kattsu, le Chef de la branche locale des Highlanders, sorte de police dont les membres portent tous le même brassard en signe d’appartenance. Kattsu est une femme désabusée, autoritaire, au caractère farouche et au sens de la justice inébranlable. C’est d’ailleurs ce point qui va les réunir au premier abord. Kattsu deviendra une alliée de taille, un peu dans l’ombre, mais toujours là où on s’y attend le moins.
On fait aussi la découverte de Meena, une jeune Neh (comprenez : un chat femelle humanoïde) au pelage magnifique qui va s’inviter bon gré mal gré dans le voyage de Wataru. Elle lui rappelle d’ailleurs une certaine autre jeune fille dont la beauté avait abasourdi notre héros… hé hé…
C’est accompagné de son fidèle protecteur et ami, Kee Keema, de sa nouvelle groupie, Meena, que Wataru va réellement commencer son voyage dans Vision pour trouver les gemmes et rencontrer la Déesse. Dès lors, rien ne va se passer comme prévu…

Même si le premier était très bon à mes yeux, ce second opus est encore meilleur.
Il se passe beaucoup de choses et on en apprend énormément sur Vision, ses mythes, ses différentes espèces, sa magie… c’est vraiment excellent et très bien fait.
Vision est un reflet du monde réel, et c’est ce qui va permettre à Wataru de progresser dans ses aventures. C’est d’ailleurs bien fichu, on se rend compte que notre histoire, nos guerres et nos dissensions ont dépeint sur ce monde. Sincèrement, vu comme ça, ça fait réfléchir, c’est certain. C’est présenté de manière simple, mais les conséquences sont bien réelles et très souvent dramatiques.
Au final, je n’ai qu’un seul regret, c’est de ne pas avoir croisé Mitsuru plus que ça, lui aussi a entrepris le voyage pour rejoindre la Déesse, il est d’ailleurs beaucoup plus fort que Wataru, ce qui n’est pas vraiment surprenant, mais je me suis posée pas mal de questions sur lui, et j’espère qu’il sera plus présent dans la fin.
Et au sujet de cette fin, c’est un peu mieux que le premier tome. Je veux dire : l’interruption est réussie et donne envie de lire la suite. L’œuvre originale ne contenait que deux tomes, alors en faire trois ne va pas de soi, ça se sent, mais c’est mieux fait ici.



— Wataru, un jeune héros à qui il est impossible de résister.

— Le monde de Vision et le parallèle avec la réalité.

— Un aspect pédago sans l’être.

— Wataru n’est pas épargné, ce qui lui arrive est dur et douloureux, et le force à se surpasser.


Je sens que c’est une histoire qui va m’arracher quelques larmes…
Je me suis très attachée à Wataru, et le voir évoluer dans cette société qui a perdu ses valeurs et qui tend à s’effondrer, c’est angoissant. Ce tome prend une tournure résolument tragique et, tout en approchant inexorablement de la conclusion, promet une fin qui va, à coup sûr, être synonyme de pertes.

Bon allez, c’était génial, bien écrit, beau, ça vaut le coup ! Je valide, bien sûr !



Une très bonne suite qui tire la corde sensible



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire