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4 septembre 2016

Critique #97 : Push — Faut pas pousser, Miki...


Push
(The Game #2)

EVE SILVER

Katherine Tegen Books, 10 juin 2014
Uniquement disponible en anglais

Amazon / Booknode


It’s either break the rules or die.

Miki Jones lives her life by her own strict set of rules, to keep control, to keep the gray fog of grief at bay. Then she’s pulled into the Game, where she—and her team—will die unless she follows a new set of rules: those set by the mysterious Committee.

But rules don’t mean answers, and without answers, it’s hard to trust. People are dying. The rules are unraveling. And Miki knows she’s being watched, uncertain if it’s the Drau or someone—something—else. Forced to make impossible choices and battling to save those she loves, Miki begins to see the Committee in a glaring new light.

And then the Game crosses a new boundary, pushes harder into Miki’s and her friends’ lives, and there’s nothing in the rules that can save them now.




Attention : Comme pour toutes les critiques de suite, les paragraphes qui suivent peuvent comporter des spoilers, uniquement pour les personnes n'ayant pas lu le tome précédent. Pour les autres, pas de panique, je n'ai rien mis de compromettant.

Après un premier tome avec beaucoup de potentiel, je ne pouvais que me jeter sur la suite. Je trouvais l’idée originale et l’ensemble bien rythmé malgré quelques facilités au niveau de la trame.
Ce second tome s’est avéré bien moins divertissant. Plutôt que de continuer sur la lancée des bonnes idées du premier, il stagne, pose les choses sans apporter réellement d’approfondissements sur l’intrigue ou les personnages, mais apporte plutôt son lot de nouvelles interrogations, certaines plus aguicheuses que d’autres. J’en reste mitigée.

Le roman peut être appréhendé en deux grosses parties, suivant chacune une trame précise. Cela étant, la première partie est d’une lenteur sans nom, une sorte de long babillage adolescent sans grand intérêt et qui, pire que tout, n’apporte strictement rien ni sur les personnages, ni sur les relations entre eux, ni même sur l’intrigue principale.

Au début, j’ai vraiment cru que Miki allait évoluer dans ce tome.
Je l’ai trouvée plutôt sure d’elle, forte, autoritaire, j’ai même cru qu’elle se détachait un peu de son image de phobique du contrôle. Mais loin de là, très loin même, parce qu’elle s’enfonce encore plus dans le déni et ça devient vraiment agaçant de la suivre. En plus, Jackson n’est pas présent dans le premier tiers du livre, donc il faut subir les longues interrogations de notre héroïne sans personne pour lui filer un bon coup de pied aux fesses.
À mon grand étonnement, Jackson, qui finit par réapparaître de manière totalement innocente, n’amène pas avec lui l’équilibre que j’attendais. Au contraire ! Le bougre s’enfonce un peu plus dans l’auto-apitoiement qui ne mène nulle part et qui m’a profondément ennuyée.
Les autres membres de l’équipe ont brièvement le droit à leur petit moment de gloire mais ça reste superficiel et encore une fois, ça n’apporte pas grand-chose à la dynamique de groupe, puisque Miki s’en détache aussi sec dès qu’elle revient dans le « monde réel ».
Le père de Miki est beaucoup mis en avant dans ce second opus, sa condition était déjà évidente dans le premier livre mais là, on a le droit à tout un mille-feuille émotionnel de la fille sur les angoisses profonde de son père. Sans point de vue de ce dernier, je trouve ça un peu trop bancal.
On fait tout de même la connaissance d’un ou deux personnages intéressants, une en particulier, qui va venir jeter un peu d’huile sur le feu au sujet du Jeu et de ses concepteurs…

Même si au niveau des personnages, ce n’est franchement pas la panacée, il y a deux ou trois petites choses qui m’ont plu au niveau de l’histoire. Tout se passe dans la seconde partie, et même dans le dernier quart, où la tension et l’angoisse remonte à son maximum.
Dans l’ensemble, c’est extrêmement prévisible et j’ai personnellement mis le doigt sur la solution dès la moitié du roman. Impossible de confirmer encore mais j’en mettrais ma main au feu.
Sinon, il y a tout de même des évènements imprévisibles, des choses surprenantes, des personnages qui se positionnent là où on ne les attendait pas… mais trop peu pour générer une envie de lire constante et inflexible.
Un petit point sur la romance aussi : elle me plaisait, j’aimais bien la façon dont elle avait été amenée dans le premier tome, même si c’était terriblement cliché. Là, on la joue en dents de scie, toujours dans le cliché et je me suis vite lassée du couple star. C’est normal que le questionnement soit là, mais c’est un peu trop tiré sur la corde.
Quant à la fin, elle propose un cliffhanger pour le moins attirant mais avec tout ce que j’ai pu lire avant, j’y vais avec une certaine réserve…



— Quelques twists intéressants.

— Un personnage revient, et ça donne un petit coup de pep’s.

— Un final qui apporte tension et suspense.

— De bonnes idées dans le scénario mais mal exploitées et pas assez mises en avant.

— De grosses lenteurs…

— Cette partie est trop adolescente, pas très raccord avec la situation qui est on ne peut plus sérieuse et tragique. Peut-être juste mal équilibrée ?


Pour moi, ce deuxième livre plonge dans la facilité et tartine le sentimental sans pour autant être crédible. Il y a de l’action, un peu de suspense, quelques retournements intéressants mais ils sont noyés dans les élans émotionnels de l’héroïne, et elle a un vrai don pour gâcher l’ambiance, ah ah !

Un bilan en demi-teinte à la fin de cette lecture, en espérant que le dernier tome redresse un peu tout ça.



Un entre-deux que je pourrais assez vite oublier



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