Dernières critiques





13 décembre 2016

Critique #115 : Les aventures de Charlotte Holmes — Sherlock, sors de ce roman !


Les aventures de Charlotte Holmes
(Les aventures de Charlotte Holmes #1)

BRITTANY CAVALLARO

Pocket Jeunesse, 18 août 2016

Amazon / Booknode


Jamie Watson, arrière-petit-fils du célèbre Dr Watson, ne voulait surtout pas cette bourse pour Sherringford, un collège chic de la côte Est des États-Unis...
Et encore moins y tomber sur Charlotte Holmes, arrière-petite-fille de Sherlock, qui a hérité du célèbre détective, non seulement son génie, mais aussi son tempérament explosif. Et d'après ce que Jamie a entendu, mieux vaut se contenter de l'admirer de loin...
Quand un étudiant meurt dans des circonstances dignes des plus terrifiantes histoires de Sherlock, Jamie et Charlotte sont les premiers accusés. Victimes d'un coup monté, ils n'ont d'autre choix que de faire équipe pour mener l'enquête...




Ce livre m’a fait de l’œil dès qu’il a été annoncé en France. Je n’ai lu qu’un seul roman de Sherlock Holmes, jusqu’à maintenant, mais je compte bien me lire toute la collection, parce que je trouve le personnage du brillant détective misanthrope absolument fascinant !
Maintenant, Les aventures de Charlotte Holmes est un bon hommage à Sherlock, mais ça manque d’un peu de… peps.

Je suis tombée immédiatement sous le charme de la plume de l’auteur, bien que certains passages mélangent vocabulaire du siècle dernier avec des phrases telles que « sa robe était kiffante » (ça reste rare tout de même). Cela étant, Watson a une façon très personnelle et assez fascinante de nous raconter ses mésaventures. Parce que oui, ce sont Les aventures de Charlotte Holmes, mais il y a aussi James Watson pas loin.

James (Jamie pour les intimes) a quitté Londres de force pour venir étudier dans une école privée pour gosses de riches aux États-Unis. Avec des résultats relativement moyens, mais passionné de littérature, le jeune Watson passe son temps à fuir les autres, sources de complication, ou au contraire, à essayer de se faire des amis… en vain.
Vous l’aurez compris, il n’est pas très doué avec les gens, seulement avec les mots, et la psychologie. Il y a même plusieurs passages vraiment amusants. Toutefois, cet aspect de la personnalité de James se limite bien souvent à psychanalyser des ados de 16 ans qui sont nés avec une cuillère en or dans la bouche et qui ne pensent qu’à 2 choses : la drogue et le sexe. Ces deux points étant sur un même pied d’égalité. Donc, pour ma part, ces petits moments d’étude approfondie étaient, en grande partie, plutôt ennuyeux et très vite redondants.
J’avais espéré que le personnage de Charlotte Holmes vienne remonter un peu la barre, mais malheureusement, là où Watson pouvait encore offrir un peu de fraîcheur au niveau des protagonistes, Holmes se révèle être une parfaite caricature, sans grande originalité. Elle est brillante (what else ?), misanthrope, arrogante, instable, camée jusqu’à la pointe des cheveux et trouve le moyen de se rabaisser constamment entre deux regards meurtriers. Et devinez quoi ? Elle joue des morceaux de musique classique sur son violon, avec une certaine rage, lorsqu’elle veut réfléchir ou manifester son mécontentement…
Sincèrement, il y a des passages très stimulants avec Charlotte, mais pour le reste, j’ai été affreusement déçue de constater qu’on ne sortait en rien des sentiers battus. Charlotte est une copie presque conforme de Sherlock Holmes, la classe en moins.

Niveau intrigue, je m’attendais à quelque chose de capillotracté, et ça n’a pas manqué. C’était bien fichu, et je n’ai pas réussi à deviner le nom du meurtrier avant que Watson ne le devine, gloups !
Néanmoins, là encore, on est plus dans l’hommage que dans la nouveauté. Il y a beaucoup de références aux véritables aventures de Sherlock Holmes, au détriment de l’intrigue même du roman. Et le développement de la trame reste un peu classique, bien mené, mais classique.
La fin est correcte. Je sais qu’il y a déjà un second tome, mais même sans ça, on pourrait très bien en rester là, parce que ça se clôture proprement sans cliffhanger ni ouverture, ou alors une toute petite.



— James Watson.

— La plume malgré quelques petits défauts.

— Un roman trop caricatural.

— Une construction trop classique, qui manque d’originalité.


Avec ce roman, je n’ai pas cessé de me dire « j’adore ! », puis, quelques instants plus tard : « oh, j’aime beaucoup moins », et ainsi de suite, jusqu’aux dernières lignes de l’épilogue.

Je trouve que l’idée de base est vraiment sympathique, mais finalement, le roman ne se distingue pas de toutes les autres versions qu’on a pu voir ou lire.
C’est un livre écrit par quelqu’un qui adore Sherlock Holmes, c’est évident, mais du coup, on ne s’éloigne pas du célèbre détective pour proposer quelque chose qui a sa propre identité. Tout du moins dans ce premier tome. Je reconnais que je suis curieuse pour la suite, mais pas au point de me jeter dessus.



Une énième version de Watson et Holmes



2 commentaires:

  1. Ah c'est dommage il m'avait pas mal attiré celui-ci =/

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, il m'avait beaucoup attirée aussi. Ce n'est pas mauvais, mais j'attendais quelque chose de plus original, surtout en partant du principe que ça se déroule dans un contexte contemporain.
      Après, beaucoup de lecteurs ont énormément apprécié ce roman, qui sait, il va peut-être te plaire aussi ! ;)

      Supprimer