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13 décembre 2016

Critique #116 : L'espoir — En fait, c'est pire dehors que dedans


L'espoir
(La loi du dôme #2)

SARAH CROSSAN

Amazon / Booknode


Bea, Alina et Quinn sont accusés de faire partie de la Résistance. Bea a perdu sa famille, Alina sa maison, et Quinn son insouciance.
Ils sont obligés de se cacher car ils sont activement recherchés par l'armée. Leur dernier espoir : rejoindre Sequoia, un refuge où sont regroupés les derniers rebelles. Mais ils découvrent avec horreur la véritable nature de cette communauté ses membres sont génétiquement sélectionnés pour engendrer une nouvelle race d'humains, une race "supérieure" qui puisse vivre avec peu d'oxygène. Bea, Alina et Quinn sont-ils vraiment les derniers à se battre pour avoir le droit de respirer librement ?




Attention : Comme pour toutes les critiques de suite, les paragraphes qui suivent peuvent comporter des spoilers, uniquement pour les personnes n'ayant pas lu le tome précédent. Pour les autres, pas de panique, je n'ai rien mis de compromettant.

Un dôme qui protège de l’extérieur aride et irrespirable, de l’oxygène à prix d’or, et une bande de jeunes (et de moins jeunes) qui se révoltent contre le système. Dans le premier tome, il ne m’en fallait pas plus pour craquer. Avec cette suite, c’est plus compliqué. À plusieurs niveaux.

Le roman commence précisément là où l’on s’était arrêté à la fin du premier tome : Alina et Silas sont en route pour Sequoia alors que Quinn et Béa se retrouvent à fuir à pieds, avec une Jazz en bien mauvaise posture.

Premièrement, je trouve qu’il y a beaucoup de travail autour des protagonistes dans ce tome. Et la palme revient à Alina et Quinn, dont l’évolution est assez saisissante. Quinn s’éloigne très concrètement de l’image du parfait petit auxiliaire et prend un sacré coup de vieux, suites à des épreuves particulièrement éprouvantes. Et pour Alina, j’ai été très touchée par la façon dont ses idéaux se sont retrouvés malmenés au fur et à mesure qu’elle s’enfonçait dans le rythme de vie de Sequoia. Sa détermination et son acharnement sont exemplaires. J’ai vraiment trouvé son combat fédérateur.
Les autres personnages ne sont pas en reste non plus, mais Quinn et Alina sont, à mes yeux, les deux protagonistes qui doivent faire face à des retournements de situations singulièrement douloureux. On voit aussi deux nouvelles têtes apparaître au détour des chapitres. Des personnages connus mais qu’on n’avait pas côtoyés dans le premier tome, et c’était une très bonne surprise ! Même si pour l’un d’entre eux, c’était aussi assez prévisible.
Sequoia nous offre l’occasion de rencontrer d’autres survivants, ou résistants, mais là, j’avoue que je n’ai pas du tout adhéré. Les personnalités ne sont pas intéressantes, trop stéréotypées, je ne peux pas dire qu’ils m’aient laissé un souvenir impérissable.

Et en continuant sur Sequoia, je trouve que le concept de base est inutilement tordu. Je n’ai pas vu l’intérêt de complexifier les choses de cette manière (surtout avec une idée déjà exploitée plein de fois ailleurs), les arbres qui poussaient dans le stade avaient tout de même plus de sens… M’enfin.
La deuxième partie du roman est très rythmée, très agréable à suivre. J’ai terminé le roman à la vitesse de la lumière, j’avais hâte de voir comment les choses allaient tourner… mais, même si j’aime beaucoup la fin, je reste peinée par certains choix de l’auteure.



— L’évolution des personnages, tout spécialement Alina et Quinn.

— Globalement, la deuxième partie du roman.

— La bonne idée de faire intervenir un nouveau personnage dans la narration.

— Sequoia, bof, bof.

— Une fin en demi-teinte.


Ce deuxième tome n’est pas aussi bon que le premier mais il a le mérite d’offrir une fin tout à fait correcte. Il y a quelques aspects du roman que je n’ai pas beaucoup apprécié mais dans l’ensemble, ça se tient, et ça se lit facilement.
J’avoue, je n’ai pas pu m’empêcher d’éprouver un petit pincement au moment de refermer le livre. Je relirai volontiers La loi du dôme, et puis j’irai m’intéresser aux autres romans de cette auteure.



Conclut proprement l’histoire



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