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18 décembre 2016

Critique #118 : Quantum Devil Saga — Vers les portes du Nirvana


Quantum Devil Saga : Avatar Tuner Vol. I

YU GODAI

Bento Books, 17 juillet 2014
Uniquement disponible en anglais

Amazon / Goodreads


In the post-apocalyptic Junkyard, a mysterious religious order known only as the Church watches over the brutal competition between warring tribes as they vie to unify six territories and thereby gain access to Nirvana, the promised land. In the wake of one particularly unusual battle, Serph, the leader of the upstart Embryon tribe, rescues a strange girl and discovers that he and his fellow fighters have gained the ability to transform into terrifying demon warriors. But these new abilities, along with this enigmatic girl named Sera, threaten to upend the balance of power not only in the Junkyard, but within the Embryon itself.

Avatar Tuner, Vol. I opens the Quantum Devil Saga, a series inspired by the Shin Megami Tensei video games, which are widely popular in their native Japan and have gained a considerable following in the West. Translated into English for the first time, experience the story of Serph and his tribe as they fight not only to win, but to understand the supernatural forces that govern the Junkyard.




À la manière de Brave story, Quantum Devil Saga est l’histoire telle qu’imaginée par Yu Godai avant que son scénario ne soit adapté pour la célèbre série de jeux vidéo Digital Devil Saga. On n’est donc pas en présence, ici, d’une adaptation, mais bel et bien de l’histoire originale, et c’est ce qui m’a fait craquée. J’adore cette saga vidéo-ludique, et l’opportunité de lire l’histoire sans les contraintes du format du jeu vidéo, et sans que ce soit une novelisation, c’est une chance en or !

Bon, alors, beaucoup de choses à dire, beaucoup de choses à dire… Mais pas tout non plus !
J’aime beaucoup le style de l’auteur. N’ayant pas assez de connaissances en japonais pour me lancer dans la lecture en VO, je suis bien obligée de me fier aux talents du traducteur, et force est de constater que le rendu est superbe ! Le texte est beau tout en étant très accessible.

On suit donc Serph, le jeune leader du clan Embryon. Un clan encore un peu inexpérimenté, mais qui protège son territoire avec hargne et détermination. Bien sûr, Serph n’est pas un leader comme les autres. Même s’il sait qu’il devra anéantir les autres clans dans sa quête du Nirvana, il entend bien mener une stratégie précise, qui repose sur ses propres compétences tactiques, de même que sur les compétences de ses précieux alliés et compagnons. J’aime beaucoup Serph, c’est un chef charismatique avec du sang-froid et un véritable code de l’honneur. Il traite les ennemis qu’il combat avec respect, et c’est vraiment ce qui le caractérise dans ce premier tome.
Il est entouré d’une bande d’amis/alliés fidèles et dévoués. Dans l’ordre : Heat, son bras droit, un peu violent mais très puissant. Argilla, une jeune femme intelligente et sensible qui ne quitte jamais son fusil de précision. Gale, un lieutenant qui est spécialisé dans la stratégie et l’analyse. Et enfin Cielo, un membre récent, intrépide et fougueux, mais qui porte Serph très haut dans son estime.
Embryon et son noyau de dirigeants luttent, jour après jour, afin de gagner des territoires et terrasser d’autres clans, jusqu’à ce qu’ils tombent sur Sera, une jeune femme chétive, amnésique, et qui ne semble pas soumise aux lois de cet… endroit (à défaut d’un meilleur terme). C’est là que la vie des habitants du Junkyard va radicalement basculer.
Je n’ai pas grand-chose à dire sur ces personnages, ils sont assez ressemblants par rapport au jeu vidéo, mais leur personnalité est bien sûr un peu plus travaillée. J’ai déjà mes préférés, même si ce n’est que le premier tome. Mais les épreuves que la bande traverse permettent d’avoir immédiatement un bon aperçu des forces et des tensions du groupe. C’est très bien fait.

Niveau scénario, je me rappelais très bien le début du jeu vidéo, mais j’ai pris beaucoup de plaisir à redécouvrir cette histoire, si originale, si intense et si complexe. En revanche, je ne me rappelle plus de la fin du jeu (ça commence à dater), ce qui est parfait, ça me laisse tout le loisir d’apprécier le roman…
La construction du livre est parfaite, même si j’ai regretté quelques longueurs, ici et là, entre deux combats épiques. Et alors la scène avec Angel, au Temple… c’était magique.
Il y a pas mal de suspense, j’étais accrochée aux moindres faits et gestes de Serph, impressionnée par sa présence d’esprit et son tempérament, sans parler des autres personnages qu’il atteint… Franchement, c’est excellent. Malgré tout, on n’avance pas énormément dans la trame principale, il y a quand même 5 tomes donc ça paraît logique. Mais ce premier opus est surtout là pour présenter l’univers, les personnages principaux et les premiers affrontements.
La deuxième partie du roman est plus rythmée, et elle conduit à une fin qui est absolument géniale. Parfaite !



— Les personnages, et plus particulièrement Serph.

— La traduction, de qualité.

— L’ambiance, l’univers.

— Très bonne fin.


J’ai adoré ce premier tome. J’en redemande. La saga est publiée par une courageuse petite maison d’édition, aussi je vais prendre mon mal en patience. Mais quel travail !
La traduction est très soignée, l’histoire excellente, les personnages très intrigants. Et en plus, fait important, il n’est pas nécessaire d’avoir joué au jeu, ni même de le connaître, pour apprécier ce livre. J’irais même jusqu’à dire que le jeu est bien moins renseigné que le roman…

J’ai vraiment hâte de lire le second tome, qui devrait sortir prochainement, je croise les doigts. En attendant, je conseille pour tous ceux qui aiment les récits de Science-fiction atypiques et les personnages charismatiques.



Une nouvelle référence



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