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21 décembre 2016

Critique #121 : The Ones ~ Les apparences sont souvent trompeuses...


The Ones
(The Ones #1)

DANIEL SWEREN-BECKER

Hugo Roman, 6 octobre 2016

Amazon / Booknode


Cody a toujours été fière d’appartenir aux Ones. Son copain James et elle font partie du 1 % de chanceux sélectionnés par le gouvernement pour être modifiés génétiquement à la naissance.
Aujourd’hui, les Ones excellent en tout : ils sont beaux, talentueux, intelligents, sportifs…
Mais pour certains, c’est une injustice. Et le mouvement Equality profite allègrement de la jalousie et de la peur montante au sein de la société, pour gagner des voix et imposer son parti. Le gouvernement américain montre alors sa face la plus sombre et les Ones deviennent illégaux. Alors que la frontière entre bien et mal se brouille, Cody rejoint un groupe de radicaux qui ont bien l’intention de préparer la révolte. Et James commence à se demander jusqu’où Cody pourrait aller pour la cause…




J’étais très intriguée par le résumé de The Ones. Ça semblait plutôt original, en plus, les critiques que j’ai lues étaient vraiment bonnes…
Alors, un récit haletant, oui ! Mais il y a tout de même quelques petites choses qui ne passent pas.

Le style est fluide, facile à lire et bien fourni en descriptions, dans une narration à la troisième personne et au passé qui privilégie l’action. On alterne entre les points de vue de Cody et de James. Et je le dis tout de suite, pour moi, ces deux points de vue ne sont pas suffisants pour bien saisir les problématiques d’une telle situation.

Cody et James sont deux Ones, un petit couple parfait sous tous les angles. Beaux, brillants, forts, génétiquement programmés pour être proches de la perfection. Ça, on le comprend tout de suite. Cela étant, ils ont deux personnalités bien distinctes et j’ai trouvé ça agréable et bien fait. Cody est curieuse, audacieuse, et fonctionne à l’instinct, là où James est plus réservé, plus calme et maîtrisé. J’ai aimé avoir ces deux caractères comme bases et voir un peu comment chacun réagissait face à la situation qui s’envenime très très vite.
L’évolution des personnages est perceptible, cohérente et addictive, même si je pense que James a un très gros train de retard.
J’ajoute à l’équation Kai, ce euh… leader de la résistance Ones. On va dire ça comme ça. Kai est finalement un peu comme Cody. Mais même si on le croise assez régulièrement dans la seconde partie du roman, je ne pourrais pas vous en dire davantage. Oui, on a quelques éléments de son passé, mais est-ce que ça permet de le cerner ? Pas vraiment je trouve. Il est imprévisible, ou alors tout le contraire, trop prévisible peut-être… Je n’arrive pas à me décider, tant sa personnalité souffle le chaud et le froid. Mais du coup, c’est un personnage très intrigant, qui pourrait donner du très bon pour la suite…
Les autres protagonistes secondaires sont relativement bien campés, comme le père de James ou encore la directrice du lycée. Ça forme un noyau cohérent.

L’intrigue de ce roman m’a tout de suite plu. J’adore ce genre de thème et j’ai adhéré dès les premiers chapitres. Mais selon moi, il souffre de quelques défauts inhérents au genre YA.
Autant certains passages sont très matures et très bien faits, autant pour d’autres, j’ai trouvé ça très superflu, notamment le triangle Kai/Cody/James.
Par ailleurs, j’aurais aimé avoir un aperçu de la situation dans l’autre « camp ». Tout le roman du côté des Ones, avec toute la subjectivité que cela suggère, c’est un peu lourd… surtout avec une telle fin, très ouverte, cliffhanger à l’appui.
Mais celle-ci reste excellente, et avec les premières infos qui ont fuité du côté de l’auteur, ça n’augure que du bon.



— Un concept intéressant et bien exploité.

— Des personnages bien bâtis.

— Un texte haletant qui prend en otage.

— Quelques clichés.

— Police sans serif sur papier, avec cette longueur, c’est un peu fatigant.


Ça a été une très bonne découverte, sur un coup de tête, mais je ne suis pas déçue.
Je trouve l’idée très originale et bien menée. Les personnages sont attachants même si certains restent encore très énigmatiques sous leurs couches de préjugés. Et puis tous les petits indices et les révélations de fin donnent envie de poursuivre l’aventure, donc ça marche.
En espérant que le point de vue de cette suite ne soit pas aussi étroit.

PS : ce n’est pas une comparaison ou quoi, mais ce roman me rappelle le film Bienvenue à Gattaca, sauf que dans ce film, c’est tout l’inverse qui se passe. C’est très intéressant pour venir compléter cette lecture, ça fait réfléchir…



Une découverte originale



7 commentaires:

  1. Il est dans ma pal, je pense le lire en janvier :)

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    1. J'espère que tu aimeras, j'ai hâte de lire ton avis dessus ;)

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  2. J'ai eu peur au début de ta chronique, finalement je suis plutôt rassurée et convaincue... même si le triangle "amoureux" me désespère... On verra bien, dans l'année...

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    1. Oui, le triangle Kai/Cody/James paraît un peu facile, et sans grand intérêt. Il existe mais il reste très léger. Mais pour le reste, l'histoire et ses aboutissements, ça en vaut la peine ;)

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    2. Je comprends pas pourquoi dans les romans jeunesse, young adult, il y a tout le temps des triangles amoureux!

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  3. La police sans serif était effectivement assez dure à lire à la longue je suis bien d'accord ! J'ai aussi bien aimé le roman :)
    A bientôt

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  4. J'en ai pas mal entendu parler, faudrait que je tente à l'occasion.

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