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17 avril 2017

Critique #168 : Underground ~ Ils se croyaient à l'abri...


Underground

S. L. GREY

Fleuve Éditions, 9 mars 2017

Amazon / Booknode


Un virus mortel s'abat sur l'Asie et décime les populations en un temps record. Alors que l'épidémie s'étend et plonge le monde entier dans le chaos, une minorité – des survivalistes – s'est préparée à cette menace. Ils sont cinq familles à avoir investi dans ce qu'on appelle le Sanctuaire, un luxueux complexe souterrain de survie et d'autosuffisance, censé les protéger de tout danger mortel.
Les portes se referment sur eux, verrouillées et sécurisées par un code, connu d'un seul homme.
Mais qui sont vraiment ces privilégiés, reclus dans leur bunker haut gamme ?
Et qu'est-ce qui les lie à part une volonté féroce de survivre ?
Car entre les obsessions racistes et religieuses des uns, les délires et phobies des autres, cette communauté paraît au bord de l'implosion. Pourtant un équilibre semble se maintenir.
Jusqu'à ce qu'un corps soit découvert dans le bunker...




Comme nous avions toutes deux repéré ce roman, nous avons convenu d'une Lecture commune avec Hidès, du blog Hidès Bouquine. Vous retrouverez le lien vers son article en bas de page !

Je trouve l’idée de ce roman très originale, le coup des survivalistes reclus dans un bunker, ça me parle. La dernière fois que j’ai vu ce genre de choses, c’était dans un documentaire, et c’était quelque chose !
Mais si Sarah Lotz et Louis Greenberg ont fait l’effort de présenter des personnages variés, avec un caractère de prime abord assez extrême, j’avoue que j’en suis très vite venue à… m’ennuyer. Profondément et fermement.

Le style est concis, simpliste. Le texte au présent et majoritairement à la troisième personne, alternant les points de vue des différents personnages à chaque chapitre. La plume n’est pas particulièrement recherchée, mais essaye, tant bien que mal, d'insuffler un peu de tension dans le récit.
En vain, selon moi.

Faire le tour des personnages ne va pas être une partie de plaisir. Ce n’est pas qu’ils manquent d’intérêt, mais je trouve que les auteurs n’ont pas assez utilisé les éléments qui les caractérisent.
Prenons par exemple les Guthrie, la famille la plus emblématique à mes yeux. Une mère, Bonnie, folle à lier qui passe son temps à écouter des prédicateurs prêcher à la télévision, un comble puisqu’elle voit le diable dans la moindre petite chose, y compris la télé… Le père, Cam, n’est pas mieux, un type renfermé, avec une vision plutôt mormonesque de la famille. Et j’ai gardé le meilleur pour la fin, un fils violent, Brett, raciste comme papa, bête à manger du foin, et sa jumelle, Gina, qui a autant de liberté qu’une plante verte en pot et qui s’habille comme une gamine de douze ans alors qu’elle en a dix-sept. Régression, régression...
On a aussi une famille de coréens : Jae, un ado accro aux jeux vidéos, accompagnés par ses parents. Ma foi, ceux-là sont presque normaux. Presque.
Tyson, un trader obsédé par son travail. Il a emmené avec lui sa fille de quatre ans, Sarita, et Cait, sa fille au pair qui veille sur Sarita depuis le mystérieux décès de la mère de cette dernière.
Et ainsi de suite… parce qu’en fait, on a pas mal de personnages à suivre, avec des profils très différents, bien qu’ils se rejoignent en grande partie sur leur obsession du survivalisme.
J’ai été séduite par cette abondance de personnalités au début de ma lecture, cela dit, après une bonne cinquantaine de pages, le temps de présenter tout le monde, j’ai fini par décrocher, parce que je trouve que les auteurs n’ont pas vraiment exploité ces différents caractères et se sont contentés d’enfoncer des portes ouvertes, rendant toute l’histoire relativement prévisible, et je vais y revenir juste après. En dehors de deux ou trois protagonistes, les autres s’affrontent mollement. À mon sens, ça manque de mordant, de punch.

Le point de départ des hostilités, la mort soudaine et inexpliquée du propriétaire des lieux, Greg, m’a laissée perplexe. J’avais espéré que les auteurs jouent sur les deux tableaux : le possible meurtre de Greg et les incompatibilités de certains résidents, mais ils délaissent très vite le premier pour s’attarder gauchement sur le deuxième.
Globalement, le récit est mou. C’est truffé de lenteurs, en plus d’être répétitif, ça tourne en rond inlassablement et ça devient très vite ennuyeux. Si j’ai continué, c’est uniquement pour avoir le fin mot de l'histoire concernant Greg, entres autres.
Et sincèrement, la conclusion, elle est presque rigolote. Toutefois, c’est peut-être la seule surprise de tout le roman.



— Le concept de base est sympa…

— …mais trop peu exploité.

— Des personnages qui manquent de crédibilité.

— Un gros, que dis-je, un énorme problème de rythme.

— Une conclusion expéditive.


Au final, je suis très déçue par cette lecture. Je n’ai pas trouvé ça angoissant, ni même franchement divertissant. J’attendais un récit plus noir, et aussi plus dynamique, ça n’a pas été le cas. Certains personnages m’intéressaient, mais comme pour le reste, c’est retombé très vite et la fin n’y a rien changé.
J’ai un autre roman de Sarah Lotz dans ma PAL, j’espère que je m’y retrouverai...

L'avis d'Hidès ici ! (prochainement)



Terriblement long et ennuyeux



3 commentaires:

  1. Pfff vraiment déçu! Je m'attendais à tellement de chose... Je crois que c'est ma première déception de l'année! Je te tiens au courant pour la chronique... Faut que me bouge le popotin xD

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    1. Ah moi c'est pas ma première déception de l'année lol
      Mais oui... vraiment décevant... :(

      Bon allez, on se motive ! Il va pleuvoir des chroniques ! * sifflote *

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