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29 avril 2017

Critique #175 : Dragon Rose ~ La Belle et le Dragon... * s'endort *


Dragon Rose
(Tales of the Latter Kingdoms #2)

CHRISTINE POPE

Dark Valentine Press, 14 novembre 2012
Uniquement disponible en anglais

Amazon / Goodreads


The shadow of the cursed Dragon Lord has hung over the town of Lirinsholme for centuries, and no one ever knows when the Dragon will claim his next doomed Bride. Rhianne Menyon has dreams of being a painter, but her world changes forever when a single moment of sacrifice brings her to Black's Keep as the Dragon's latest Bride. As she attempts to adjust to her new life, and to know something of the monster who is now her husband, she begins to see that the curse is far crueler than she first believed. Unraveling the mystery of what happened to the Dragon's Brides is only the beginning...




J’ai jeté mon dévolu sur Dragon Rose essentiellement parce que j’aime les histoires qui s’inspirent de la Belle et la Bête. Mais le rapprochement s’arrête là.
Si l’idée de départ m’a beaucoup plu, le résultat final est vraiment très fade et même très loin de l’ambiance qu’on attend dans une romance.

Le texte est à la première personne, au passé, dans un anglais qui, sans être recherché, reste toutefois très fluide et agréable à lire. J’avoue être rentrée très vite dans l’histoire, tant les descriptions du début étaient riches, c’est après que mon intérêt est retombé…

Rhianne est une jeune femme très créative, une peintre particulièrement douée qui surpasse même le talent de son père, lui-même peintre émérite dont les toiles se vendent comme des petits pains en ville. La jeune femme se distingue essentiellement de par son imagination et sa créativité, mais j’ai également apprécié son initiative, son tempérament libéré même si, effectivement, par rapport au monde dans lequel elle vit, une femme comme elle n’a que peu de libertés et doit faire un bon mariage (et surtout, elle ne peint pas !). Ce que lui rabâche sans cesse sa mère.
Toute gentille qu’elle est, Rhianne se sacrifie pour épargner sa meilleure amie, lorsque vient le temps de désigner une nouvelle épouse à la créature qui vit à Black’s Keep. Ni une, ni deux, Rhianne est jetée dans un fiacre et direction le château !
Alors là, en principe, comme on est dans une romance, c’est le moment où je vous parle de l’autre partenaire. En général, je dis qu’il a du caractère, qu’il est renfrogné et solitaire ou au contraire, qu’il est très ouvert et entreprenant. Mais dans les faits, j’ai toujours quelque trait de caractère à décrire…
Sauf là.
Là, je suis obligée de décrire l’absence de caractère…
Theran, le maître de Black’s Keep, a autant de charisme et de personnalité qu’un pot de chambre. Je ne me rappelais même plus de son nom, pour vous dire.
Je ne vois vraiment pas ce que je pourrais vous raconter à son sujet, parce qu’il n’y a rien dans le roman à quoi se raccrocher le concernant. Il ne parle quasiment pas, on pourrait se dire qu’il est froid mais même pas, parce que les rares fois où il s’adresse à Rhianne, il est d’une courtoisie soporifique au possible (à part un ou deux moments où il s’énerve). Et en dehors de ses phases “bestiales”, c’est juste un type encapuchonné qui n’aime pas sortir au grand jour.
Voilà voilà.
Est-ce que je parle de la romance ? Ben, j’aimerais bien ! Mais encore une fois… peanuts, nada, que dal ! Rhianne passe le plus clair de son temps seule, ce qui peut s’expliquer d’une certaine manière, le soucis, c’est qu’elle ne se préoccupe de la malédiction de Black’s Keep que sur le tard ! Donc en attendant ce moment fatidique, les chapitres s’enchaînent et se ressemblent, terriblement creux. À mes yeux, il n’y a tout simplement pas de romance.

Fatalement, j’ai trouvé l’histoire complètement ratée.
Le premier tiers est plutôt divertissant, la ville où vit Rhianne a quelque chose d’exotique, de dépaysant, sans être extraordinaire, mais avec une bonne ambiance fantasy. Le reste du roman, en revanche, se déroule dans Black’s Keep, et se résume à une succession de couloirs lugubres et de tours interdites. Youpi. Oh ! Et quelques conversations autour de la pluie et du beau temps, c’est pas magnifique ?
Le récit est aussi très mal rythmé. Il y a bien cent pages où il ne se passe strictement rien, puis tout est précipité à coup de baguette magique en une dizaine de pages et… générique de fin.



— L’univers trop peu exploité.

— Theran, un personnage vide.

— La romance, inexistante.


Je m’attendais à lire une belle romance, certes, un peu guindée en découvrant les premiers chapitres, mais avec tous les éléments qu’on s’attend à retrouver dans ce genre de conte.
Au final, c’est sans saveur. Plat, vide. Rhianne est un personnage assez originale et sympathique mais c’est aussi le seul rayon de lumière dans cet univers morne et ennuyeux. On aurait au moins pu s’attendre à plus d’effort sur Theran et sur son histoire. Là, c’est complètement bâclé, sans intérêt !

Il y a tout de même quelques idées intéressantes, il faut le reconnaître, c'est juste dommage qu'elles soient jetées telles quelles dans le roman sans être un minimum travaillées. Je n'abandonne pas l'idée de lire un autre titre de cette auteure (parce qu'après tout, celui-ci date de 2012 et elle en a écrit bien d'autres depuis) mais pas tout de suite, hein…



Ça partait d’une bonne intention…



2 commentaires:

  1. Hum, je vais complètement éviter ce livre...

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  2. Oups, ça n'a vraiment pas l'air bon !
    Dommage, car la couverture est très jolie. Puis bon, moi l'anglais.. :p

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