Dernières critiques





23 juillet 2017

Critique #199 : Rise ~ Nouveau monde, nouvelle politique


Rise
(La vie rêvée d'Eve #3)

ANNA CAREY

HarperCollins, 2 avril 2013
Uniquement disponible an anglais

Amazon / Goodreads


When Eve lost her soul mate, Caleb, she felt like her world ended. Now, trapped in the palace, as a reluctant bride and unhappy princess, Eve's entire life is a lie.

The only thing that keeps her going is Caleb's memory—and the revolution he started. Eve plots to destroy the New America, beginning with the capital, the City of Sand. Will she be able to bring about a new, free world when she's called upon to perform the ultimate act of rebellion—killing her father, the King?




Un premier tome que j’avais apprécié malgré quelques facilités. Une suite pleine de surprises et résultat : un coup de coeur, ou tout comme. Il était temps que je termine cette trilogie avec ce troisième et dernier tome, plutôt réussi malgré quelques défauts.

Caleb a été exécuté, Eve se trouve forcée d’épouser Charles et le couple joue le jeu devant leur public. Mais dans l’ombre, la jeune femme projette de mettre fin au règne de son père, de manière radicale...

Ce dernier opus nous dévoile une héroïne presque parfaite. Eve a beaucoup changé depuis le premier tome et on voit réellement le résultat ici. Plus de petite fille innocente et manipulée, craintive, naïve et ainsi de suite. Non. Eve est désormais parfaitement consciente de la situation dans laquelle elle se trouve et de ce qu’elle doit faire pour s’en sortir et aider les gens qu’elle aime, et elle fera tout pour.
C’est rafraîchissant de la voir plus sûre d’elle et je la préfère clairement comme ça. On a une héroïne qui porte très bien l’histoire et qui donne envie de la suivre.
Pour les autres personnages, ce n’est pas aussi flagrant.
Est-ce que je reviens sur Caleb ? Non, il ne vaut mieux pas.
Je pense plutôt à Charles, que je m’attendais à voir un peu plus, or ce n’est pas le cas. Son rôle est important, ses interventions décisives et pourtant très brèves. C’est dommage. Pareil pour Clara, dont la posture est très différente par rapport au tome précédent, toutefois sans conséquence manifeste sur l’histoire.
Eve agit, pour l’essentiel, seule. Ça aurait pu être un peu mieux équilibré entre les autres personnages, parce qu’on voit également certaines têtes refaire leur apparition et être reléguées au second plan, mais vraiment très très loin.

Si au niveau des protagonistes secondaires c’est un peu léger, l’intrigue, quant à elle, redresse la barre. Le roman est très court, peut-être plus que les autres, mais c’est condensé. Aucun temps mort, les événements s'enchaînent et notre héroïne se bat sur tous les fronts pour faire face. On assiste à la conclusion de la trame principale avec, cela dit, quelques aspects trop évasifs. Les explications et les détails, c’est du luxe, à la limite du survol.
Et on en vient à la fin. Personnellement, je suis convaincue que deux ou trois pages supplémentaires auraient pu donner une fin parfaite… ça n’arrive pas. C’est abrupte, vague et extrêmement frustrant. Comment dire... le livre termine sur une note positive, et c’est un euphémisme, mais tant qu’à faire, pourquoi ne pas aller jusqu’au bout ?
Voilà, voilà...



— Eve et sa détermination.

— Un récit sportif.

— La fin est beaucoup trop expéditive, de même que plusieurs passages.


Un tome que j’ai trouvé réussi mais qui souffrent globalement des mêmes défauts que ses prédécesseurs. Certains points restent obscurs et plusieurs personnages auraient mérité d’être un peu plus mis en avant. Cela étant, j’ai apprécié ma lecture. C’est un court roman qui se lit très vite grâce à un récit rythmé, même si je regrette l’absence de développement concernant la fin.

Rise ne conclut pas forcément la trilogie en beauté mais a le mérite de rester cohérent par rapport au premier tome. Et même avec ses défauts grossiers, c’est une bonne série que je relirai volontiers.



Faut aimer être frustré...



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire